Le ralentissement dans le neuf s’explique par la hausse du coût des matériaux, les contraintes environnementales et la baisse des autorisations. A titre d’exemple, à Lyon, le rythme de construction est passé de 7 000 à 3 500 logements/an entre 2017 et 2023 (Ville de Lyon).
Un exemple concret : à Bordeaux, un T3 ancien à rénover peut s’acquérir autour de 250 000 €, la remise à neuf coûtant 50 000 à 70 000 €. À la revente, le même bien actualisé peut atteindre entre 360 000 et 380 000 € (Seloger.com).
| Dispositif | Avantage | Commentaire |
|---|---|---|
| Déficit foncier | Déduction des travaux sur les revenus fonciers | Plafonné à 10 700 €/an mais extensible si gros travaux |
| Loi Denormandie | Réduction d’impôt pour réhabilitation en centre-ville | Moins connue mais intéressante sur certains marchés |
À Montpellier, un T2 neuf de 45m2 se vend proche de 230 000 €, avec une rentabilité brute de 3,5 %, mais il plaît fortement à des locataires exigeants : jeune couple salarié, famille monoparentale, etc. Les vacants locatives y sont plus courtes en raison de la qualité du bien.
| Critère | Immobilier ancien | Immobilier neuf |
|---|---|---|
| Prix au m2 | Moins élevé, négociable | Plus cher, peu négociable |
| Emplacement | Centres-villes, quartiers dynamiques | Périphéries, nouveaux quartiers |
| Travaux | Souvent nécessaires | Aucun à prévoir à court terme |
| Performance énergétique | Sous réserve de rénovation | Conforme RE2020, charges faibles |
| Dispositifs fiscaux | Déficit foncier, Denormandie | Pinel, PTZ |
| Liquidité à la revente | Bonne dans les marchés tendus | Dépend fortement de la zone |
La tendance depuis 2021 : les primo-accédants penchent toujours vers l’ancien pour l’accessibilité et la vitesse d’achat, tandis que les investisseurs patrimoniaux s’intéressent au neuf pour la fiscalité et la tranquillité long terme. Notons l’essor d’une demande hybride : certains acquéreurs se tournent vers l’ancien avec forte rénovation énergétique, cherchant à conjuguer cachet, emplacement et économie future.
Les attentes s’affinent : performances énergétiques, accès au télétravail, ou encore intégration d’espaces verts deviennent prépondérants.
Les spécialistes tablent sur des évolutions contrastées. Le neuf pourrait rester élitiste et rare, poussant à la hausse les biens neufs de qualité. L’ancien, plus exposé aux contraintes énergétiques mais toujours plus souple en prix et en négociation, devrait attirer une majorité d’acheteurs prêts à effectuer des travaux pour rester compétitifs.
Il devient donc stratégique de croiser :
En 2024, la bonne stratégie s’appuiera sur la complémentarité : profiter du potentiel de l’ancien pour la personnalisation et la localisation, mais sécuriser ses arrières avec la stabilité et la sobriété énergétique promise par le neuf. L’équilibre dépendra de votre appétence aux travaux ou non, de votre fiscalité, et surtout de l’évolution des zones recherchées.
Investir aujourd’hui dans l’immobilier, c’est jongler avec deux marchés de plus en plus différenciés mais pourtant indissociables dans la constitution d’un patrimoine solide et pérenne.
Sources : Notaires de France, FNAIM, Fédération des Promoteurs Immobiliers, MeilleursAgents, ministère de la Transition écologique, Seloger.com, Ville de Lyon, gouvernement.fr, services-public.fr.